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dimanche 6 avril 2008

Home Sweet Home


Enfin ! Nous y sommes ! Depuis le début du mois de mars, nous avons déménagé. Nous n’en pouvions plus de l’autre maison, celle où il faisait pourtant si bon vivre et où nous avons accueilli pour une semaine de pur bonheur Fmg et Brigitte, bonheur complété par la visite de Cath et de toute la famille.

Seulement, comme on dit, l’arbre cache souvent la forêt. La maison a vite montré ses limites et nous les nôtres. Humidité faisant remonter le salpêtre, canalisation non protégée qui gèle et qui éclate (on passera sur les mètres cubes d’eau perdues… et les sous qui vont aller avec), éviers bouchés, chauffage électrique qui fait disjoncter l’installation, début d’incendie dans la cheminée… stOOOOOOOOOOOOOOp ! ! !

Face à tous ces petits désagréments qui, mis bout à bout, commençaient à faire beaucoup, je me suis vite dit qu’il fallait changer. Et pour du neuf parce que Nath et moi, question bricolage, c’est pas ça ! Et quand on a cherché, on a eu de la chance. Un lotissement tout neuf (un an), isolé avec double vitrage et un peu de terrain, 120m² de surface habitable, à quelques encablures du village même de Carsac Aillac (du coup, on est plus proche de tout). On a craqué et on a réservé très vite le logement, ce qui ne semblait pas gagné quand la mairie nous a demandé si nous avions des enfants. Mais bon, nous l’avons obtenu, nous sommes pleinement satisfait et les cartons sont presque tous déballés. Bref, nous sommes chez nous et nous nous y plaisons énormément. Et tant pis si nous sommes une fois de plus locataires, je préfère ça plutôt que d’être proprio à 70 balais d’une baraque qu’il aurait fallu sempiternellement rafraîchir.

Et c’est fou ce que ça change au niveau de la vie en général quand on est bien chez soi ! Avec des grandes pièces lumineuses. Finie la pénombre.


Bon, j’ai assez fait de blabla comme ça… les photos parleront davantage et sans doute mieux.Mais je crois que certains vont être obligés de revenir maintenant qu’on a déménagé. Isa et Laurent ont franchi le seuil ce week-end… et les autres ?

vendredi 19 octobre 2007

Heu-reux !



Au bout de l'attente, après 15 jours d'indécision et un optimisme qui glisse vers le bas tel le temps dans un sablier, le téléphone sonne et la bonne nouvelle tombe : Je suis pris comme agent administratif à l'ANPE de Sarlat, pour un contrat de deux ans, 26 heures par semaine. Ce qui me laissera, de surcroît, du temps pour continuer dans la voie journalistique en parallèle.


J'ai beau détester les entretiens dans le sens où ils me jouent immanquablement des tours, celui-ci m'avait laissé une bonne impression. Assez pour que je sois satisfait de moi. Tout en sachant que, parmi les candidats, après moi il y aurait les autres... pour une seule place à l'arrivée ! Après l'entretien, des tests bureautiques qui n'ont pas posé de grandes difficultés. Et puis l'attente, longue... et la délivrance, enfin !


Bref, je suis heureux tout simplement. A moi maintenant de tracer ma route, d'utiliser ces nouvelles opportunités pour me faire une place, pour exister tout simplement. Et préparer l'avenir. Deux ans, c'est long mais c'est aussi très court. A moi de me faire mon réseau pour mieux rebondir.


Mais chaque chose en son temps. D'abord savourer, laisser reposer l'esprit, décompresser. Enlever la boule de l'estomac. Sourire, afficher une tête d'ahuri et l'assumer pleinement.


Et partager, avec vous, cette joie qui emplit ma journée.


Merci de votre soutien. Réussir, c'est tout un ensemble de choses... et l'amitié y tient une grande place. C'est quelque chose que je n'ai pas toujours compris par le passé et ça n'en a que plus de valeur.



Heu-reux, je vous dis.


dimanche 7 octobre 2007

Isa, Laurent, Léon et Enéa...


Chaque fois que se produit une rencontre avec des gens du forum, c'est toujours un plaisir partagé. Ici, c'est un peu particulier puisque notre Isa du forum est aussi une amie de longue date. Enfin, de Nath surtout puisqu'elles se connaissent depuis l'enfance (Nath avait 4 ans 1/2). Moi, ça fait seulement 9 ans que je connais la miss.


Elles se sont d'ailleurs toujours suivies, même au niveau mariage puisqu'Isa et Laurent se sont mariés moins de deux mois après nous. Là où ça change, c'est au niveau des marmots puisque Isa et Laurent en sont déjà à deux... Isa m'ayant avoué aujourd'hui qu'elle souhaitait plus que tout mettre un 0 après le 2. Bonne chance aux grandes ambitions. Je plaisaaaaaaaaaante !


Un garçon et une fille donc. Léon, le petit dernier, bientôt deux ans si la mémoire de Nath est bonne, et Enéa, 3 ans.


Toute cette petite famille est donc venue nous rendre visite pour un séjour forcément trop court. Le temps pour eux de découvrir notre nouvelle maison en Périgord, de faire une longue et belle promenade ensoleillée, de regarder le rugby tandis que je feuilletais nonchalamment un album de BD... bref de partager quelques moments heureux à six.


Léon et Enéa se sont vite habitués à leur nouvel environnement. Et plus ils étaient à l'aise, plus j'étais sur le qui-vive. C'est que ça bouge à cet âge là ! Mazette, quelle énergie ! Et quand les deux se liguent, c'est terrible ! Heureusement, il reste le bon vieux Walt Disney (merci Walt ! ) qui n'a pas son pareil pour retenir l'attention de nos chères têtes blondes.


Et puis le soir, quand ça dort (si, si, ça dort !), les adultes tentent de refaire le monde. Ou parfois regardent juste la victoire improbable de la France sur la Nouvelle-Zélande.

Le dimanche matin, nos invités se lèvent tandis que Lewis Hamilton s'immobilise dans le gravier au GP de Shangaï. Ensuite, je pars en mission pour le journal. Et en plus, je trouve le moyen de me perdre. Du coup, je rentre, un peu amer, juste à temps pour assister aux préparatifs de départ de nos amis. Isa et Laurent, ça a toujours été ça. On est toujours triste quand ça touche à la fin parce qu'on se voit peu, une fois par an en moyenne. Alors cette fois, promis, on a décidé de remettre ça le mois prochain. A nous le Tarn !


Léon me fait un bisou, Nath n'aura pas cette chance. Léon s'essuie d'un revers de la main, je ne lui dis pas merci. Enéa, telle une star, nous envoie de la main des paquets de bisous. Et c'est le départ.


Vivement novembre, c'est moi qui vous le dis !

mardi 25 septembre 2007

Ecrivain, doux paradoxe...



Depuis une quinzaine de jours, j'ai un objectif et une certitude : je vais sortir mon premier livre. Ne me demandez pas quand, ni comment, mais je vais le faire. J'en ai l'envie. Forte, ancrée. Pas de ces petites envies qui virevoltent au gré des humeurs. Un paradoxe quand on sait que je peux passer de longues semaines sans écrire. Ou sans terminer mes nouvelles. Mais ce n'est pas parce que l'on n'est pas productif que l'écriture ne vous secoue pas en permanence de l'intérieur.

Une certitude donc. Je veux franchir ce palier et je vais y arriver. Pour le reste, c'est un peu flou. Je songe déjà à la préface. Pour le contenu, j'ai envie d'alterner les genres, entre nouvelles, exercices de style et tranches de vie. Finalement, dans mon idée, je me verrais bien coucher une partie de mon blog sur papier. Présenter certains écrits comme Piccolo, en respectant certes l'ordre chronologique, mais en y intercalant d'autres choses, un peu comme je le fais ici. Avec de courts chapitres plus autobiographiques. Enfin, je sais pas trop...

Je dois remercier le jeune écrivain de 18 ans que j'ai interviewé il y a quelque temps déjà. Non pas qu'il m'ait aidé ou que je lui ait demandé quoi que ce soit. Mais avoir vu, puis lu, son premier ouvrage a répondu à certaines questions enfouies en moi comme autant de freins. Déjà, son livre est court, une soixantaine de pages... Je n'ai donc pas besoin de pondre un pavé. Mais c'est surtout le découpage de son livre qui est comme une révélation. Simple mais je n'y avais jamais pensé sous cet angle. Il est divisé en anecdotes, ce qui lui permet de parler de sa vie ou du regard qu'il porte sur le monde qui l'entoure sans subir les contraintes d'un roman par exemple.
Il écrit deux, trois pages sur un thème qu'il veut partager avec le lecteur, puis passe à un autre et ainsi de suite.

Du coup, ça m'ôte une sacrée épine du pied. Car, comme tout écrivain, je suis quand même obligé de me purger de certains pans de ma vie qui m'angoissent ou qui ont pu me meurtrir. Avec cette envie de les coucher sur papier tout en me disant : "Tu ne feras jamais une histoire de 150 pages avec ça". Je n'ai jamais pensé ne pas faire une histoire mais au contraire plusieurs.
Tout au plus ai-je eu vaguement l'idée d'un recueil de nouvelles...

Mais en fait, je peux aller bien au delà, mélanger les genres, entrecouper la fiction de mes nouvelles d'anecdotes plus intimistes qui composeront autant de chapitres supplémentaires. J'ai envie de ce joyeux bordel qui aura quand même sa cohérence : les anecdotes sur ma vie ne seront finalement que le prolongement d'un processus qui permettra au lecteur de mieux comprendre mes écrits.

Bref, je suis excité. Et je vais foncer. Peu importe que je ne sois peut-être pas "au top" d'un point de vue littéraire. Je préfère le brut et l'authentique à une construction trop rigide, trop codifiée.



Je me demande si je ne tiens pas là une bonne partie de ma préface...

lundi 24 septembre 2007

Nath, au sommet de l'Everest



Il y a quelques mois, Nath aurait pu sombrer. Elle aurait pu se briser sur les écueils laissés ci et là par son patron et ne pas s'en relever. Elle aurait pu, comme moi en 2001, se battre contre le vent et y laisser un bout d'âme. Pour finalement rompre.

Sauf que Nath a plié mais n'a pas rompu. Passé le temps des larmes, elle est repartie de l'avant. Malgré le harcèlement moral parce que je persiste à dire qu'il n'y a pas d'autre mot pour qualifier le comportement de son patron qui a outrepassé ses droits en lui mettant une épée de Damoclès au dessus de la tête, voire même tout contre la gorge.

Pendant ces quelques mois d'incertitude, j'ai ruminé ma rancoeur née d'expériences malheureuses. On aurait voulu m'atteindre directement que ça ne m'aurait pas fait plus de mal. J'étais prêt à me battre. Et à aller loin.

Pendant ce temps, Nath se battait aussi. Avec courage et surtout, sans jamais se laisser abattre, sans jamais cesser d'y croire. Avec intelligence également. Elle aurait pu se laisser envahir par une forme de haine qui aurait pu fausser son jugement. Et finir de discréditer son travail. Fort heureusement, elle ne me ressemble pas. Nath est incapable de noirceur, de méchanceté. Durant ces semaines où le stress ne l'aura pas épargnée, elle n'a eu qu'une seule ligne de conduite : aller de l'avant, prouver sa valeur, apprendre encore et encore... Bref, faire mentir tous ceux qui ne la croyaient pas capable.

Alors ce soir, je suis fier. Parce que Nath s'est faite toute seule. Bien sûr, il y a l'environnement familial, les amis, les soutiens... Mais une fois dans l'arène, on est seul. Et elle a définitivement montré qu'elle avait toute sa place au sein de cette entreprise. Elle en ressort donc grandie, probablement à ses propres yeux, mais sûrement aussi aux yeux de ceux qui la côtoient de près comme de loin. Tout ce qu'elle a acquis, elle ne le doit qu'à elle seule, à son abnégation, à la confiance en son jugement, aux défis qu'elle s'était promis de relever.

Alors oui, je ne suis pas forcément objectif mais peu importe. C'est mon blog après tout et s'il ne contient pas de vérités, il contient ma vérité. Celle qui me fait avancer avec Nath depuis quelque temps déjà. Et qui me fait découvrir chaque jour un peu plus que, sous la femme douce et pacifiste, il y a aussi quelqu'un qui sait ce qu'elle veut et, peut-être plus important encore, ce qu'elle ne veut pas.


Elle a tracé sa voie. Je n'ai plus qu'à lui emboîter le pas et trouver mon propre chemin.

mardi 28 août 2007

Gros rangement, petit bonheur

Voici un bonheur tout simple auquel je devais bien consacrer une page de mon blog : le rangement !

Mais pas n'importe quel type de rangement. Celui de mes innombrables BD. En comptant les comics de mon enfance, les classiques, les découvertes, les quelques raretés et les revues sur le même thème, je dois bien dépasser le millier d'exemplaires.

Sauf qu'au bout d'un moment, arriver à caser, ne serait-ce qu'un ouvrage supplémentaire relève du parcours du combattant. Dernier exemple en date : la BD offerte par mes amis François-Marie et Brigitte que j'ai bien cru ne pas pouvoir ranger.

Et puis, hier, Alain, mon beau-frère, débarque avec deux grandes étagères. Et des perspectives de rangement et surtout de mise en valeur salutaires.

Aujourd'hui, je vais donc m'y atteler. Un vrai plaisir solitaire. Réfléchir à une certaine organisation, faire ressortir certaines collections. Classer, déclasser, reclasser. Porter, poser, porter, poser... Je compte bien prendre mon temps et faire durer le plaisir. Car c'en est un. Un vrai !

Un bonheur tout simple que j'avais envie de partager.

Bon, vous m'excusez mais faut que j'y aille. Les livres n'attendent pas !

jeudi 23 août 2007

François-Marie et Brigitte




Lundi soir, je rentre de Souillac où je viens de faire un tour en petit train pour les besoins d'un article. La maison est désespérément vide d'autant que Nath n'est pas encore rentrée.
François-Marie et Brigitte sont partis en début d'après-midi. Mais je ne ressens ni tristesse, ni blues. Peut-être parce que j'ai le sentiment que tout s'est passé au delà de nos espérances, si tant est que nous en avions. Pour nous, les journées partagées avec François-Marie et Brigitte ont été inoubliables, donc pourquoi serait-on triste ? Tout s'est bien passé. Enfin, pour nous. Si ça se trouve, Fmg et Brigitte ont été traumatisés... Il faudra attendre leur appréciation à leur retour de vacances.


Le virtuel a volé en éclat six jours plus tôt, le mardi 14 en début de soirée. Un peu plus tôt, Nath m'avait demandé si je n'étais pas excité mais non. Je me trouvais même anormalement calme. Pourtant, l'attente a été longue.

Je vais retrouver nos belges à un point de rendez-vous. Premier contact sans émotion particulière car finalement, rien de plus banal, après les présentations en bord de route, que de dire : "Bon, on y va ?"

L'émotion arrive quelques minutes plus tard, quand nous arrivons au hameau et que nos invités entrent dans la maison. Là, je me dis qu'on y est et que tout va s'enchaîner le plus naturellement du monde. Et c'est justement ce qui s'est passé à partir de ce moment là.


Le premier soir, aucune sortie de prévue. Juste le plaisir d'être ensemble, de se (re)découvrir, de partager un verre. D'y laisser couler l'amitié à grosses lampées. De partager un petit aligot qui peine à trouver une consistance qui me satisfasse. Mais aussi, pêle-mêle, de montrer leur chambre à nos amis, de recevoir quelques petites attentions dont nous dirons toujours poliment qu'elles ne sont pas nécessaires mais qui vont droit au coeur. Fromage belge, bières Trappistes... et une BD bien évidemment. Une première oeuvre dont le dessinateur promet énormément.


On discute, on refait le monde comme on dit, tout en se relaxant.


Je découvre un François-Marie finalement très fidéle à l'idée que je m'en faisais. Le terme d'idée est un peu réducteur d'ailleurs puisque j'avais quand même pu me nourrir, jusqu'alors, de ses mots et de ses musiques, de certaines de ses pensées lors de ses interventions sur le forum ou les blogs. De toute façon, ce n'est un secret pour personne que je me suis senti proche de François-Marie très rapidement lorsqu'il est arrivé sur l'ancien forum. Donc, je n'avais aucun doute quant à notre aptitude à bien nous entendre.



Finalement, c'est Brigitte qui m'a le plus étonnée. Elle ne nous connaissait que très peu et s'est montrée tout de suite à l'aise, discutant, riant (sauf sur les photos, fallait bien que je la glisse quelque part celle-là ! )...

Ce qui a aussi renforcé cette impression d'unité, de famille, c'est aussi cette volonté affichée bien avant leur arrivée de participer à la vie quotidienne de la maisonnée... Petit déj, repas, courses, vaisselles, tout s'est fait en commun comme des amis qui auraient pris une co-location. L'inconvénient, c'est qu'ils étaient déjà diablement efficaces à trois, alors moi, évidemment, j'évitais de trop m'immiscer dans les taches ménagères, pour pas déranger...




Donc, on a vécu comme ça pendant une petite semaine, au rythme des quelques visites, des apéros concerts sur la terrasse, de Fmg s'enfermant dans les toilettes avec son ordinateur, des grasses matinées qui suivaient les nuits prolongées, de Brigitte cherchant désespérément pêches moisies et yaourts périmés pour son alimentation quotidienne... Petites tranches de vie qui forment un tout d'une richesse et d'une force émotionnelle rares.




Autre bonheur de la semaine : Cath et sa tribu venus faire une halte en Périgord. Ils montent les tentes. Fmg et moi, on s'assit sur la terrasse, une bière à la main (avec et sans alcool), histoire de leur montrer qu'on est de tout coeur avec eux. D'ailleurs, ça marche. Ils font ça en un temps record, les enfants ne sont même pas fatigués. La preuve, ils gambadent partout. Et bing, deux verres en moins.


Du coup, on est huit, quatre dans la maison et quatre sous les tentes. Huit, c'est peu pour prendre du plaisir mais c'est beaucoup quand il s'agit de prendre des douches ou de déjeuner tous ensemble. On y arrive forcément mais en tant que "maître d'hôtel", je ne me trouve pas très bon, ni très organisé. Je m'en veux un peu. Je sais que Cath et sa joyeuse troupe ne sont là que pour un temps limité alors on voudrait toujours en faire davantage...

On aura quand même casé deux visites : le château de Marqueyssac de nuit et Sarlat de jour. Occasions de rires, de discussions, d'escapades... Encore ces petits riens qui font un grand tout.

Samedi midi, Cath repart. Visite courte finalement mais bien remplie. Et merci aussi à Jean-Charles. On s'était un peu "loupé" en Aveyron, je pense qu'on s'est bien rattrapé en Dordogne. Ca a été un vrai plaisir de faire plus ample connaissance. Merci à vous 4 et à bientôt !



Bon, je dois penser à mon boulot de journaliste. J'ai rien fichu de la semaine alors j'impose les animations du we. Du théâtre amateur le samedi soir, et une foire à la poterie le dimanche. Zou ! Deux visites, deux articles ! Emballez, c'est pesé !

Le dimanche soir, nos deux amis belges nous sortent au resto. Pas besoin de cuisiner donc. Bonne pioche pour François-Marie. Toutes les occasions pour partager un moment entre amis sont bonnes, et en plus le restaurant est bon. Salade périgourdine et tartare de boeuf, parfait pour moi !


Le lundi matin, c'est la dernière ligne droite. Nos amis font leurs valises pendant que je cherche désespérément un endroit pour envoyer mes articles. Internet m'a lâché. Le soir, la livebox grillera complètement.

Dernier apéro et dernier concert. Nath rentre du boulot et assiste aux ultimes notes. Escalopes panées clôtureront le volet repas de nos invités. Nath repart et la fin des aventures s'achève comme elle a commencé. J'étais seul à les accueillir, je serai aussi seul à les voir s'en aller. Un au-revoir qui promet d'autres rencontres, une dernière photo et Brigitte et Fmg partent vers de nouvelles aventures...

Au final, une belle amitié et une vraie rencontre. Un partage. Des mots, des sourires, des regards. Et pour nous, une semaine parfaite et une parenthèse salutaire dans le train-train quotidien.
Demain sera un autre jour... Mais ce que nous avons vécu pendant ces six jours, rien ne nous l'enlèvera jamais. Merci, mille fois merci d'être là, définitivement de l'autre côté du virtuel.


dimanche 13 mai 2007

Belle journée !


Il est des jours où les thèmes de ce blog sont tout trouvés... actualités, nouvelle(s) en cours, coup de coeur etc.

Et puis, parfois, il n'y a rien... à moins que ce ne soit l'inverse !


Car parfois, il y a simplement un petit parfum de légèreté dans l'air, une petite paix intérieure, une journée sans nuage.


Ce dimanche fait partie de ces petits moments sans nuage où il n'y aurait presque rien à en dire, où il suffirait de se laisser porter...


Surtout, cette journée est belle parce que c'est un sentiment que l'on peut partager avec des amis. Où que des amis partagent avec vous. Un sentiment de bonne humeur que l'on pourrait enfouir au fond de soi mais qu'on préfère partager avec le plus grand nombre, histoire que cette euphorie, aussi éphémère qu'elle soit, puisse se transformer en une belle ronde d'espoir...


Une belle journée où rien ne se passe... en apparence...


Avec des lumières qui s'allument autour de soi et qui diffusent une chaleur bienveillante !


jeudi 26 avril 2007

Réverbères et Grains de sel


Derrière ces deux blogs (auxquels vous pouvez d'ailleurs accéder à partir de cette page) se cachent deux amis. Si le virtuel nous a au départ rapprochés, je pense pouvoir affirmer que nous avons dépassé ce stade depuis bien longtemps.

Réverbères est celui que je n'ai pas encore réussi à rencontrer. Mais les bonnes choses se font désirer, c'est bien connu, et nul doute que le moment venu, ce sera une journée à marquer d'une pierre blanche. Pour moi en tout cas.

Avant tout, c'est quelqu'un qui me touche par sa pluralité. Il a de multiples centres d'intérêt qui lui permettent d'avoir un sacré regard sur le monde, que l'on partage ou pas ce regard. Moi, je m'y retrouve souvent en parcourant ses écrits sur son blog. Des écrits qui me touchent et qui font, par exemple, que j'ai eu l'envie, ce soir, de parler de ces deux amis qui parsèment mon existence de belles lumières. L'amitié, c'est aussi ça. Lire de beaux textes, partager des émotions, être heureux lorsque des gens, après une brêve absence, vous souhaitent la bienvenue et vous disent que vous leur avez manqué. L'amitié, c'est aussi lorsque quelqu'un qui a mis beaucoup de soi dans un CD vous l'envoie en toute humilité pour avoir votre avis sur son travail et pour partager quelque chose de forcément personnel avec vous.


Grains de sel, c'est mon amie Cath qui a sans doute estimé que mettre son grain de sel n'était pas suffisant et qu'un "s" s'imposait donc. Son blog, tout aussi incontournable, est tout récent quoique déjà bien fourni. La lire fait partie de mes petits plaisirs quotidiens, d'autant plus qu'elle a longtemps hésité à franchir le pas de l'écriture. Pourtant, Cath s'y connait comme personne pour rendre les émotions palpables, au travers de tournures toutes simples, sans fioriture, avec simplement le style du coeur. Exercice plus difficile qu'il n'y paraît et dont personnellement je ne me sentirais pas capable. Car pour ma part, j'enrobe toujours des émotions dans une part de fiction. Mais lorsque Cath parle de sourires, c'est de ceux qu'elle nous adresse. Pas de fiction ou de personnage intermédiaire. Juste le coeur.

Cath et moi, c'est déjà deux rencontres. On s'est un peu "loupé" la première fois. On s'est rattrapé la seconde avec quelques heures partagées en famille, instants toujours précieux mais forcément trop courts. Puis la vie continue, et on se dit que ces instants en améneront d'autres, de toute façon.


Et puis, même sans ça, tous les trois, on sait qu'on est là, pas loin.


Réverbères, Cath, j'avais simplement envie, après avoir parcouru vos blogs respectifs, de parler de vous... une envie subite, non calculée que j'ai préféré ne pas réfréner... J'espère ne pas en avoir trop dit. Et merci pour votre sensibilité plurielle et votre présence qui entretiennent la flamme de l'amitié.

mardi 6 mars 2007

Pas peu fier de ma moitié !



Ma petite Nath a appris hier que l'entretien qu'elle a passé est concluant. Donc une nouvelle vie en perspective, un déménagement, un épanouissement professionnel en vue pour elle, et peut-être des opportunités à saisir pour moi.

Une nouvelle maison. Une vraie. Qu'il nous reste à trouver et qui scellera ce renouveau.

Bref, des chamboulements en veux-tu en voilà...


Et puis, à côté de tout ça, une fierté immense pour ma moitié. Qui a encore réussi à me surprendre. Malgré bientôt dix ans de vie à deux avec, parfois, la routine qui va avec bon gré mal gré.

40 candidats puis 25... 5 ... 3 ... puis c'est le jackpot ! Bravo, Nath ! Vraiment. Parce que si j'y croyais, on sait tous combien la dernière ligne droite est difficile.

Je suis pas peu fier de toi.

Et puis... Fierté aussi pour tes parents qui nous soutiennent sans relâche, qui m'ont toujours témoigné plus d'intérêt que ma propre famille. Qui nous disent qu'ils sont là et qui nous le montrent. Qui ne ménagent pas leur efforts malgré leurs propres difficultés. Malgré mon côté rebelle de l'animal qui se cabre parfois parce qu'il n'est pas habitué à autant d'égards.
Alors merci !


lundi 5 mars 2007

Les petites attentions


On se dit parfois que la journée va être banale... avec le train-train quotidien de bonnes et de mauvaises nouvelles.

Et puis, alors qu'on ne s'y attend pas, une petite attention vient ensoleiller votre journée. Le genre de délicatesse que l'on ne demanderait jamais mais qui fait tellement plaisir quand ça arrive comme ça, inopinément...

Parfois, c'est un mot, un regard, un silence... Et puis d'autres fois, c'est une enveloppe qui fleure bon l'amitié de Belgik...

Ce matin, j'ai donc reçu l'encart de quatre pages du quotidien belge "Le Soir" dédié aux 50 ans de Gaston Lagaffe... avec un reportage magnifique sur mon personnage BD favori.


Il est de coutume de dire qu'il vaut mieux donner que recevoir, ce qui est probablement vrai. Mais quand même, recevoir a parfois une saveur toute particulière...


Alors merci, merci à ces rares mais vrais amis qui embellissent par petites touches mon existence...


Ne changez pas surtout !

lundi 22 janvier 2007

La parité est enfin une réalité !


J'ai reçu ça dans la journée... Je ne résiste pas à l'envie de vous en faire profiter !


mercredi 10 janvier 2007

Petite lumière deviendra grande



Parfois l’adversité vous submerge. Et quand ce n’est pas elle, il arrive que ce soit vous qui vous en chargiez. Vous vous engloutissez tout seul. Vous restez là, avec vos interrogations et le déni de vous-même pendant que d’autres s’accrochent et vont de l’avant.

Il m’est souvent arrivé d’avoir la tête sous l’eau. Jusqu’à ce que je m’aperçoive que c’était souvent ma main qui pressait mon crâne vers les abysses. Dans ces moments là, on a beau être entouré, on a beau croire en vous, en vos talents, rien n’y fait. Je ne voyais plus rien, ne ressentais plus rien. Je ne pensais qu’au matériel, le paiement des factures, la bouffe. Avec la peur de l’avenir au ventre. La peur de soi aussi, de ces doutes qui n’en finissent pas d’embrumer votre esprit jusqu’à vous convaincre que vous n’êtes rien. Et l’âge qui n’arrange rien lorsqu’on ne se trouve pas très actif.

Et puis une lumière apparaît. Un interstice au départ. Dans mon cas, cette lumière est apparue lorsque l’on m’a proposé d’être correspondant de presse pour un petit village. Au début, je n’aimais pas trop cette lumière. Je ne devinais pas la chaleur qu’elle allait amener dans ma vie et l’éclairage qu’elle aurait de ma propre existence.

J’ai donc commencé par faire quelques articles par semaine. Il a fallu que je prenne quelques repères. Faire mon réseau. Voir les gens. Capter l’info. Pas seulement l’évènementiel mais plutôt la petite info, celle qui touche les gens.

Un peu plus tard, mon patron m’appelle et demande à me voir. J’angoisse. Les anciennes habitudes sont tenaces. Une période noire de ma vie professionnelle remonte à la surface et envahit de doutes et d’appréhension mon petit cerveau.
Mais un chef est un chef et on ne dit jamais non à son patron, surtout si on débarque dans le métier. J’y suis allé et j’ai reçu des félicitations et des encouragements. J’étais là, une boule au ventre devant lui, alors qu’il était satisfait de mon travail et qu’il avait tenu à me le faire savoir de vive voix. Reconnaissance inespérée et à laquelle je ne croyais plus pouvoir prétendre.

Depuis, je me suis détendu. J’ai repris du plaisir, du goût pour les choses. Et ma charge de travail augmente. Des articles extérieurs au canton. Des pages de communication pour de grosses boîtes qui cherchent un espace de diffusion. Des rendez-vous. Et de plus en plus de kilomètres à parcourir.

Pendant ce temps là, j’apprends. Et tout en apprenant, je laisse une empreinte sur les écrits que je livre chaque semaine. Je montre, avec de plus en plus d’assurance, que je suis là et bien là.

Demain, rencontre importante. Une double page à la clé. Ma première et pas de droit à l’erreur. Un peu d’appréhension. Mais je ne décevrai pas. Je ferai comme tout le monde : j’irai au charbon. Le bloc notes dans une main et le Kodak dans l’autre.

La lumière me fait du bien. Je suis en train de l’apprivoiser. De la canaliser en moi.
Et pas question de la laisser s'éteindre.

jeudi 4 janvier 2007

Moments entre amis

On ne le croirait pas forcément, à lire tout ce que j'écris de sombre ou de morbide, mais il m'arrive d'avoir, comme tout le monde j'espère, des moments de franche gaieté.
Car oui, j'ai aussi une vie sociale en dehors de mon petit ordinateur.
Et donc, pour une fois, je voulais partager l'un de ces beaux moments.


Le mercredi 27 décembre, une amie, Cath, est venue me rendre visite. Une amie de Lorraine (même si je dis tout le temps qu'elle vient d'Alsace, honte à moi ! ) que je ne vois pas aussi souvent que je le voudrais, de par cette satanée distance. Car je suis en Aveyron, ce qui n'arrange rien.


Mais bon, si les rencontres sont rares, elles n'en sont que plus intenses. Cath est venue avec toute sa joyeuse troupe, mari et enfants et les bras chargés de friandises lorraines... miam ! ! ! (Bon, on a quand même vu un "made in Paris" sur un emballage, mais on va pas chipoter...)
Nous, on avait dit, comme tout le monde avant eux, de ne rien apporter bien sûr. Sauf que toutes les friandises, ben, elles feront pas de vieux os parce que qu'est ce que c'est bon ! ! !

Bref, une journée entre amis. Je me suis attelé à l'aligot pour l'occasion. L'aligot, c'est très contrariant quand tu le rates mais sinon c'est très pratique pour appâter les touristes.

Bref, une bonne petite table sans prétention, quelques heures à essayer de refaire le monde, à discuter de tout comme de rien. Des mots, des sourires, du plaisir d'être là tout simplement.

Ensuite, une balade digestive au bord du lac près de chez nous. Le coin est magnifique, il est vrai, et le beau temps est de la partie.

La séance photos s'y prête bien. Même moi qui ne suis pas friand pour prendre la pose, je suis plus réceptif que d'habitude (la femme toute menue sur la photo, c'est ma femme Nathalie... bientôt dix ans qu'on se supporte ! )





(Cath prend la pose... c'est vrai qu'on n'a pas l'air trop malheureux...)


On rentre ensuite chez nous. le dessert nous attend.

Il est 18 h et la nuit a enveloppé le village. Nos amis nous quittent mais ce n'est qu'un au revoir.

Quelques heures passées ensemble. Des émotions partagées. Une belle journée, toute simple.

Merci à vous d'être là et à de prochaines retrouvailles !

FD, le 4 janvier 2007