vendredi 29 juin 2007

Tilly




Aujourd'hui, je voulais vous faire partager un gros coup de coeur dans un domaine qui est pourtant loin de m'être familier : la peinture !


J'ai toujours aimé le dessin brut. Tout ce qui touche à la couleur, de près comme de loin, m'a toujours échappé. Du coup, est-ce par frustration ou par réel désintérêt que je ne me suis jamais passionné pour la peinture ? Je n'en sais rien.


Toujours est-il qu'en ma qualité de correspondant de presse, j'ai été amené à couvrir l'inauguration du 27eme salon de l'Art de Souillac (46). J'ai parlé à divers artistes et je me suis rendu compte que la peinture n'était pas si différente de mon approche de l'écriture, à savoir que le but est souvent de restituer des émotions, par petites touches. Ici, les couleurs remplacent les mots.


L'avantage de ces vernissages, c'est de pouvoir discuter plus ou moins longuement avec les artistes. L'inconvénient, c'est que, entre les artistes, les élus, la presse, les habitants, il est finalement difficile de réellement s'imprégner des différentes toiles et de leurs univers si particuliers. D'ailleurs, j'y suis retourné cette semaine et c'est en parfait solitaire que j'ai arpenté la galerie.


Toujours est-il que le Grand Prix de la ville de Souillac a été attribué à une artiste talentueuse : Tilly, originaire du Cotentin où elle vit toujours d'ailleurs, son atelier étant aménagé dans la maison de son enfance. Ce détail peut paraître anodin mais quand on vit dans une maison ô combien familière, quand toutes les pièces, les odeurs, les souvenirs vous ramènent à l'enfance, ce doit être un plaisir de peindre. Je sais, ce n'est que mon interprétation et après tout elle vaut ce qu'elle vaut... peut-être pas grand chose. Mais bon...


Tilly a un vrai talent , notamment dans son approche de la lumière. En tout cas, c'est ce qui m'a séduit dans sa peinture. Comme cette extraordinaire huile sur toile (Les couleurs de la lumière 02) qui illustre ce sujet et qui est ma préférée. Et pour prolonger le plaisir au delà des mots et des qualificatifs, je vous invite à visiter son site : http://tilly.chez-alice.fr/




mercredi 13 juin 2007

Histoires sans fin


"Le Sursis" avait annoncé la couleur. C'était le début des histoires non achevées.

"Mort lente" a suivi le même chemin quelques semaines plus tard.

Et maintenant, puisqu'il est inutile de se voiler la face, c'est au tour de "Piccolo" de ne pas connaître de suite et encore moins de dénouement.


Donc, je n'ai rien écrit qui soit achevé depuis "Blanche", à l'exception peut-être de la brêve parenthèse de "L'animal blessé".


J'ai peut-être cru que les choses reviendraient. Ou que, par égard pour mes amis, j'allais me faire violence.


Sauf que l'envie n'y est plus... Et si, avec un peu de recul, cela ne me gêne guère avec "Mort lente", je suis plus embêté avec "Le Sursis" que j'aurais bien aimé terminer.


Reste "Piccolo"... J'aime tellement cet univers et ces personnages, notamment la petite Manon... Et pourtant, là aussi, plus le coeur à continuer... Pas d'envie, plus d'envies...


L'écriture n'est qu'un passe temps et je crois que je ne le supporte plus, tout simplement... Et mon statut de correspondant de presse est tellement aléatoire et confidentiel que je ne peux pas le considérer comme étant un acquis professionnel. Encore moins un épanouissement.


Bref, plus le goût d'écrire pour écrire... Pour autant, je sais combien il peut être douloureux de fermer définitivement certaines portes... Alors ce blog continuera à vivre, au gré de mes humeurs. Peut-être qu'un nouveau chapitre d'une histoire inédite verra le jour, peut-être pas... Avec ou sans suite...

Et puis, toujours ces petits billets d'humeurs, des coups de coeur, des découvertes, des frustrations...


Ou bien un blog à l'abandon, dans lequel je n'aurais plus rien à dire...


Wait and see comme on dit...

mardi 12 juin 2007

Objectif terre


Tandis que, chacun de leur côté, Rafaël Nadal et Justine Henin réussissaient un triplé de haute volée, Roger "Rodger" Federer échouait une nouvelle fois en finale de Roland Garros.


J'adore ce type, il est un surdoué de son sport, il est sympa et accessible ce qui ne gâche rien. Bref, c'est un immense champion et rien que pour ça, j'attends avec une impatience difficilement contenue qu'il s'impose enfin Porte d'Auteuil.

D'autant qu'il me paraît être un incontestable n°2 sur terre battue. Autant des gens comme Pete Sampras me paraissaient en dehors du coup, à tel point que toute victoire me semblait inimaginable, autant je crois que Federer mériterait de l'emporter, ne serait-ce que par le sérieux de sa préparation et de sa motivation.


Oui mais Nadal est là et il y a un monde entre eux. La facilité consiste à dire que Federer fait un complexe Nadal. Peut-être dans le sens où chaque nouvelle défaite ne l'aide pas à avancer. Mais pour le reste, le problème me parait simple : Nadal est supérieur sur cette surface et, que l'on aime ou pas le tempérament de ce joueur, ses sauts de cabri pour intimider l'adversaire, ses regards noirs, force est de reconnaître que c'est un vrai tueur sur le cours. Mais au sens noble du terme : Nadal est fier mais il ne laisse pas le match venir à lui, il va le chercher. Il prend l'initiative, avec parfois des prises de risque terribles mais qui laissent peu de place au moindre regret. Il va au charbon et tout le mérite de la moindre victoire lui en revient.


Donc oui, Nadal est un épouvantail sur terre battue. Oui, il est invaincu en 21 matchs à Roland Garros. Oui, il a été impérial en 2007 en réalisant son triplé en ne laissant qu'un set dans la bataille.


Pourtant, la défaite de Federer m'inquiète plus qu'en 2006. Cette année là, Federer avait démarré tambour battant en infligeant un 6-1 à son impétieux adversaire avant de s'éteindre progressivement en quatre sets. Il avait "surjoué" d'une certaine façon, avant de se déconnecter complètement du match, malgré un sursaut dans le 4eme set où il avait décroché le droit de disputer un tie-break sans passion.

En 2007, les choses m'ont paru plus équilibrées. Federer dit pourtant qu'il s'est senti plus proche de la victoire en 2006 que cette année. Je ne le pense pas. La finale 2007 a été celle des occasions manquées. Il perd le premier set 6-3 alors qu'il aurait presque pu le gagner 6-0. Il s'octroie 17 balles de break sur le match mais n'en convertira qu'une. J'ai vraiment eu l'impression que Federer et Nadal n'étaient pas si éloignés que ça sur cette finale, sur le plan du niveau de jeu en tout cas. Parce que mentalement et tactiquement, Federer s'est battu tout seul. Fait systématique et agaçant, "Rodger" s'est contenté, à de multiples occasions, de remettre la balle alors que Nadal, bien que fidèle à lui-même, m'a paru moins tranchant que d'habitude, plus "prenable". Mais Federer n'en a pas profité, se montrant vraiment attentiste sur un nombre incalculable d'échanges.


Donc tout reste à faire pour le suisse. A commencer par ne pas douter de ce statut de n°2 sur cette surface. Le Graal n'est qu'à une marche. Mais quelle marche ! Federer devrait aussi profiter du respect de son adversaire. Nadal a résolument une attitude beaucoup moins guerrière contre Federer que contre beaucoup d'autres, avec un vrai respect pour son aîné.


Bravo à Nadal, donc. Il n'y a rien à dire tant sa série est impressionnante. Mais j'attends que Federer s'impose enfin. J'y crois, tout en sachant que, plus que sur tout autre surface, une année qui passe pèse lourd dans un palmarès.


Roger Federer, roi de la terre battue. En 2008 ?