dimanche 13 avril 2008

Ce n'est qu'un au revoir !


Allez, comme on dit, je change de crèmerie : je déménage à l'adresse suivante :





J'attends vos visites et vos commentaires ! A bientôt !




mercredi 9 avril 2008

Quand tout bascule...


L'instant d'avant, elle était encore une toute jeune femme d'une vingtaine d'années qui avait tout à vivre... Une famille, des amis, un travail dans lequel elle côtoyait quotidiennement Nathalie. Un travail pour lequel elle avait fait ses preuves, ce qui lui avait valu d'être gardée alors que ce n'était pas prévu au départ. Bref, une femme qui avançait dans la vie, une vie pleine de promesses où le meilleur restait probablement à venir.

Et puis, une vie qui bascule au détour d'une route. Une saloperie d'huile sur la chaussée semble t-il. Les circonstances ne sont pas très claires mais finalement qu'importe. Perte de contrôle. Violence extrême du choc contre un arbre. Une seconde où tout bascule. Une vie qui se brise.

Son pronostic vital est engagé. C'est tout ce que je sais au moment où j'écris ces lignes. Transportée en urgence à Bordeaux en hélicoptère, elle a sombré dans un coma peu rassurant. Les médecins ont déjà prévenu qu'il y aurait, dans le "meilleur des cas", des séquelles physiques voire cérébrales irréversibles.

Après, il y a l'espoir. Celui d'une famille. D'amis. De collègues. On se raccroche à l'idée que dans plusieurs mois ou années, tout pourrait redevenir comme avant. Que tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir. Et un peu de lumière.

Alors que lui souhaiter ? Qu'elle s'en sorte finalement ? Bien sûr mais au prix de quelles souffrances ? L'avenir n'est guère prometteur de toute façon. Sa vie s'est arrêtée à l'instant où ce maudit arbre s'est trouvé sur sa route.

Peut-on revivre après ça ? Je le lui souhaite en tout cas.
Mais pas à n'importe quel prix.

mardi 8 avril 2008

10 ans déjà !


Le 8 avril 1998, je rencontrais Nathalie dans un des bars de Limoges. Pur hasard, d'autant que je n'étais là que pour une semaine de vacances, à une époque où je vivais en Aveyron. Mais d'anciens amis de fac me manquaient et je m'étais fait inviter chez l'un d'eux pour quelques jours. C'est grâce à un ami commun que Nath et moi nous nous sommes rencontrés.

Le 10, nous "sortions ensemble" (ben oui, faut faire vite quand on a qu'une semaine devant soi !) et quelques semaines après, je quittais tout en Aveyron, notamment mon job d'aide-éducateur, pour la rejoindre à Limoges. Ses parents, si je me rappelle bien, ont du me rencontrer une fois que j'avais emménagé chez leur fille. Je vous laisse imaginer le malaise des premières rencontres. Je leur avais "pris" leur fille et en plus je débarquais de nulle part après avoir démissionné. Le mec sérieux et stable, quoi ! Mais ce serait à refaire, je referais pareil. Au même âge en tout cas. Je savais ne pas vouloir de relation à distance, c'était un choix. Et quitte à tout envoyer bouler pour s'offrir une nouvelle vie, mieux vaut le faire à 25 qu'à 35 ans.

Bref, dix ans traversés ensemble, un mariage le 7 avril 2001 (Tiens, encore un anniversaire ! ), avec de nombreux beaux moments. Et quelques tempêtes aussi. Des crises où le couple était parfois sur le fil du rasoir. Mais dont nous sommes sortis. Une vie de couple, quoi, avec ses bons moments et ses zones d'ombre. Et avec une évidence : de l'amour toujours et, au bout des galères, l'envie de continuer le chemin à deux. Malgré ce qui nous oppose et qui fait aussi probablement notre force, le ciment de notre relation.

Nath me donne de l'amour au quotidien, sans compter. Elle donne probablement bien plus qu'elle ne reçoit. Parfois, je m'en rends compte et je rectifie le tir. Dix ans à partager ma vie, c'est pas une sinécure tous les jours. Mais pour l'instant, ça ne nous réussit pas trop mal. L'important, je crois, c'est de ne pas trop se poser de questions ni chercher à qualifier l'amour qui nous unit. Juste être bien ensemble et vouloir continuer l'aventure sur les océans parfois capricieux de l'existence.

Rendez-vous en 2018 pour les 20 ans... Houlà, le plus tard possible, hein !




dimanche 6 avril 2008

Absences et mea culpa…



Depuis le début de l’année, hormis le mois de mars où il ne m’a pas été possible de me connecter, je brille par mon absence. Auprès de mes amis. Auprès d’un forum que j’ai moi-même créé comme un lieu d’échange et d’amitié où il ferait bon se retrouver.

J’ai longtemps cherché à en extirper la cause. C’est jamais très évident parce que c’est aussi un bon moyen de se trouver parfois des excuses.

Sauf que des excuses, je n’en ai pas. Car une si profonde lassitude, un spleen si envahissant, peut-il justifier de mettre en péril ces amitiés si profondes enrichies de rencontres « pour de vrai » ? Je ne le pense pas. Une amie m’a dit que je devais être en déprime… et que de là à la dépression, il n’y avait qu’un pas. Avec du recul, je suis conscient d’avoir probablement effleuré ces frontières sombres où l’on se perd parfois. Avec du recul, je ne peux plus dire que tout allait bien, que « je n’avais pas de problèmes ».

Sauf que je n’analyse toujours pas ce qui m’est arrivé. Je me souviens juste d’un manque d’intérêt pour tout, de ma difficulté à avancer (surtout celle à vouloir avancer). Je ne prenais plus de plaisir, ni dehors, ni dedans, je n’étais bien nulle part. J’aurais voulu remonter le temps, revenir au mois d’août, prendre la voiture pour accueillir mes amis à quelques kilomètres de notre ancienne maison paumée en campagne. Heureusement que je ressentais ce manque. Cette envie de revoir mes amis, à défaut de daigner leur parler virtuellement.

Je n’ai pas de réponse à ce désintérêt, même s’il m’a fait peur parfois. Je n’allais pas mal pourtant. Nath était là, le boulot aussi, sans mauvaise nouvelle particulière. La vie suivait son cour de façon plutôt agréable. Et pourtant, inexorablement, je me détachais toujours un peu plus… Je savais ce que je risquais, de me retrouver « seul » et même ça ne suffisait pas à faire office d’électrochoc. Je me suis alors rappelé de ce que l’on m’avait dit lorsque j’avais trouvé mon job à l’ANPE en novembre dernier : « on n’est pas bien lorsque ça va mal, mais on ne va pas forcément bien non plus lorsque ça va mieux ». Je pensais avoir tout résolu le jour où j’avais acquis une certaine « stabilité » professionnelle (guillemets parce que c’est un mot qui ne veut plus dire grand chose par les temps qui courent). Mais je crois finalement que je n’avais rien résolu du tout et que certaines plaies étaient restées ouvertes.

Enfin bref, qu’importe… C’est peut-être de la psychologie de bazar… C’est juste le résultat de longues heures de réflexion pendant lesquelles je n’étais pas fier du gâchis que j’étais en train de faire. Mais, comme je l’ai dit, rien n’excuse mon comportement… ou mon absence de comportement.

Alors ce soir, mes pensées vont vers tous ceux qui ont pâti de mes errements. Notamment trois d’entre eux : Réverbères, Brigitte et Grain de Sel. Trois piliers affectifs qui ont subi de plein fouet mes absences et qui ont dû en retirer une grande souffrance. Il y a eu un « avant », j’espère qu’il y aura un « après ». Et que la fêlure n’aura pas trop entamé le ciment de notre amitié. Même si j’ai été tout sauf votre ami depuis de longs mois.

J’espère que vous me pardonnerez, même si pas tout de suite.
Je vous fais toutes mes excuses. Sincères.






Nicolas


En ce moment, j’écoute beaucoup Nicolas Peyrac. C’est même lui qui trône en ma compagnie sur mon fond d’écran sur une photo prise lorsque nous avions trinqué autour d’un bon verre de Monbazillac lors de son concert à Bergerac en 2006. Et au cas où j’aurais vainement voulu l’oublier, le déménagement l’a rappelé à mon bon souvenir lorsque j’ai du décrocher l’affiche géante dédicacée lors de ce même concert avant de l’enrouler précautionneusement.

Nicolas Peyrac me manque. Malgré ses disques. L’impression d’une amitié dont on ne sait pas si elle est en suspens ou engloutie à plusieurs mètres de fond sous des eaux troubles.
Oui, le forum qui lui était consacré est fermé. Oui, il y a eu des clashes entre membres. Et des mots. Qui, finalement, ne le concernaient pas vraiment…

Bref, je ne comprends pas ses silences. Mes mails restés sans réponse. Je ne me rappelle pas lui avoir jamais manqué de respect, même lorsque nous étions en désaccord ou que nous avions des mots, à une époque où il aimait rappeler que « ce ne sont que des mots ».

Et puis, les mots, parfois, ça a du bon. Ca fait souffrir mais paradoxalement, ça procure aussi des moments de joie intense. Aurais-je vibré à ce point à l’Européen jusqu’à en avoir les larmes aux yeux à l’issue du concert ? Me serais-je mis à nu en écrivant un CR du concert où les émotions affleuraient à fleur de peau ? Aurais-je eu les mêmes mots que ceux que j’ai pu avoir avec son frère Alain, un mec adorable dont j’espère vraiment qu’il va bien et qui me manque aussi.

Nicolas ne lira probablement jamais ce message. Et ne saura donc pas à quel point la situation me fait ch… Rien qui ne m’empêchera toutefois de continuer à l’écouter et, peut-être d’aller le voir. Peyrac à Sarlat, ça le ferait, non ? Rêver n’a jamais fait de mal à personne alors… à nos prochaines retrouvailles !


J’espère…

Sucres en folie


Il y a quelques semaines, j’ai été malade. Vomissements puis légère aphonie, rechute puis aphonie complète pendant trois jours. Prise de sang. Je reçois les résultats que je parcours un peu vite. Je ne m’inquiète pas, pas plus que mon toubib apparemment puisqu’elle ne me rappelle pas. Mais quand Nath va la voir pour un truc bénin la concernant, elle lui dit que pour elle, c’est ok, mais que pour moi, c’est pas ça et que je dois la voir rapidement.

Alors que tout me semblait normal au premier abord, j’avais en fait complètement zappé le taux de triglycémie qui est le double du taux normal. Bref, j’ai beaucoup trop de sucre dans le sang. Je suis un peu surpris vu que je suis surtout attiré par le salé (ce qui n’est guère mieux me direz-vous) mais bon, vu que tout est sucré maintenant, même dans le salé……………….

En plus, en y réfléchissant, mon nouveau boulot n’a pas que des avantages. Le fait de bosser le matin et de finir à 13h par exemple. L’inactivité qui s’ensuit est la porte ouverte (surtout celle du frigo) à tous les excès. Grignotage + quelques pêchés-mignons comme les Sundy ou les Ballisto = Aieaieaie ! A moins que ce ne soit les mignonnettes belges (Comment ça, c’est un message subliminal ? Mais pas du tout Brigitte !)

En tout cas, on peut se trouver des excuses mais le résultat est là. Faut réduire les sucres. D’ailleurs, ma toubib, charmante au demeurant, a des arguments de poids : risques au niveau du pancréas, diabète… Bref, je vais devoir me faire violence.

Alors depuis, je mange quantitativement pareil mais avec une alimentation plus équilibrée. Et bam, 7 kilos perdus en 7 jours. Je suis sûr que le taux de triglycémie va prendre le même chemin… Et après 3 semaines, moins 11 kilos au compteur !

La suite du feuilleton… quand j’aurai perdu encore quelques kilos…


Home Sweet Home


Enfin ! Nous y sommes ! Depuis le début du mois de mars, nous avons déménagé. Nous n’en pouvions plus de l’autre maison, celle où il faisait pourtant si bon vivre et où nous avons accueilli pour une semaine de pur bonheur Fmg et Brigitte, bonheur complété par la visite de Cath et de toute la famille.

Seulement, comme on dit, l’arbre cache souvent la forêt. La maison a vite montré ses limites et nous les nôtres. Humidité faisant remonter le salpêtre, canalisation non protégée qui gèle et qui éclate (on passera sur les mètres cubes d’eau perdues… et les sous qui vont aller avec), éviers bouchés, chauffage électrique qui fait disjoncter l’installation, début d’incendie dans la cheminée… stOOOOOOOOOOOOOOp ! ! !

Face à tous ces petits désagréments qui, mis bout à bout, commençaient à faire beaucoup, je me suis vite dit qu’il fallait changer. Et pour du neuf parce que Nath et moi, question bricolage, c’est pas ça ! Et quand on a cherché, on a eu de la chance. Un lotissement tout neuf (un an), isolé avec double vitrage et un peu de terrain, 120m² de surface habitable, à quelques encablures du village même de Carsac Aillac (du coup, on est plus proche de tout). On a craqué et on a réservé très vite le logement, ce qui ne semblait pas gagné quand la mairie nous a demandé si nous avions des enfants. Mais bon, nous l’avons obtenu, nous sommes pleinement satisfait et les cartons sont presque tous déballés. Bref, nous sommes chez nous et nous nous y plaisons énormément. Et tant pis si nous sommes une fois de plus locataires, je préfère ça plutôt que d’être proprio à 70 balais d’une baraque qu’il aurait fallu sempiternellement rafraîchir.

Et c’est fou ce que ça change au niveau de la vie en général quand on est bien chez soi ! Avec des grandes pièces lumineuses. Finie la pénombre.


Bon, j’ai assez fait de blabla comme ça… les photos parleront davantage et sans doute mieux.Mais je crois que certains vont être obligés de revenir maintenant qu’on a déménagé. Isa et Laurent ont franchi le seuil ce week-end… et les autres ?

samedi 5 avril 2008

La guerre des moutons



« Là où Isa passe, la poussière trépasse » ou « La poussière ne passera pas par Isa » pourraient être quelques uns des multiples slogans publicitaires si notre amie venait à se reconvertir dans une entreprise de nettoyage par exemple.


Après environ 10 années d’amitié, j’ai des foules de souvenirs en tête, tous plus émouvants les uns que les autres : Isa avec un Spir 2000, Isa avec un balai, Isa avec un balai brosse, Isa avec un aspirateur, Isa avec une éponge… (La série des « Martine » n’a qu’à bien se tenir)


Et pas moyen d’y échapper : Si, en mangeant, je m’avance trop sur ma chaise, Isa attaque aussitôt la nappe avec une éponge. Si je change de tactique en me reculant, elle rapplique aussi sec avec une brosse et une petite pelle à l’attaque de l’unique miette sur le carrelage.


Elle est comme ça, Isa. Serviable en toutes circonstances. Alors ce week-end, nous lui avons acheté des chocolatines bien croustillantes, celles qui laissent tomber des miettes par poignées entières. Il fallait la voir ensuite, les larmes aux yeux, si heureuse de pouvoir se consacrer à son passe-temps favori. Et nous, tous autour d’elle, étions si touchés de la voir si épanouie que nous la regardions faire en silence, l’estomac noué par tant d’émotion.


Alors, j’ai immortalisé ce moment. Unique, je vous dis. Regardez cette joie, ce sourire, cette gratitude !


C’est beau, non ?